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8 foyers sur 10 mal logés : ce que notre enquête révèle au Clos Toreau

août 29, 2026

29 août 2026 · Logement, Vie de quartier

Nous ne sommes pas allés commenter le Clos Toreau depuis un bureau. Nous sommes allés sonner, immeuble par immeuble, et écouter ce que les habitants avaient à dire de leur logement.

Ce que disent les chiffres

82 % des foyers sondés déclarent au moins un problème dans leur logement. Pas un désagrément : un problème. Et quand on leur demande d’évaluer la gravité de ce qu’ils vivent, la moyenne s’établit à 6,8 sur 10.

Le détail est parlant. Parmi les foyers touchés : l’ascenseur pour 36 % d’entre eux, l’humidité et les moisissures pour 33 %, les nuisibles — cafards, punaises, rongeurs — pour 33 % également. Puis le chauffage défaillant, les dégâts des eaux, les parties communes dégradées.

Et il y a l’eau chaude

Sur ce point, le constat de terrain ne souffre aucune nuance : 100 % des immeubles enquêtés sont touchés par des coupures récurrentes, à raison d’au moins quatre coupures par an. Les coupures sont collectives — quand elles surviennent, c’est tout l’immeuble qui se lave à l’eau froide, en même temps.

« 17 ans que je vis ici, 17 ans de coupures d’eau chaude. Au moins 4 par an, de 2 à 5 jours à chaque fois. »

— un habitant du Clos Toreau

Ce témoignage dit l’essentiel : la durée. Pas un incident, pas une malchance — une constante, sur presque deux décennies. Certains habitants n’en parlent même plus comme d’un problème. Ils ont fini par s’y habituer.

Ce que nous demandons à Nantes Métropole Habitat

C’est cette banalisation que nous refusons.

Un logement social se loue, et ce loyer est payé, chaque mois, sans retard. En échange, l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur d’assurer au locataire la jouissance paisible du logement et de l’entretenir en état de servir à l’usage prévu. Pas d’eau chaude pendant cinq jours, ce n’est pas « comme ça » : c’est un manquement à cette obligation.

Nous demandons à Nantes Métropole Habitat, bailleur du quartier :

  • de traiter les signalements dans les délais qu’il s’est lui-même fixés ;
  • de rendre compte, immeuble par immeuble, du nombre et de la durée des coupures d’eau chaude ;
  • d’appliquer une réduction de loyer proportionnée aux jours de trouble avérés, sans que le locataire ait à la réclamer.

Vous habitez le quartier ?

Remplissez le questionnaire : cinq minutes, confidentiel. Plus nous sommes nombreux à documenter, moins il est possible de nous répondre qu’il s’agit d’un cas isolé.

👉 Remplir le questionnaire

Résultats anonymisés et agrégés. Aucune donnée personnelle n’est publiée : ni nom, ni adresse, ni effectif.

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